Dégât des eaux : comment gérer le sinistre de A à Z ?

Un dégât des eaux peut avoir plusieurs causes. Il peut s’agir par exemple d’une fuite de canalisation, d’un débordement de baignoire ou d’une infiltration par la toiture. Quelle que soit la cause, vous devez agir rapidement. Chaque heure perdue aggrave les dommages et complique les démarches d’indemnisation. Voici les étapes à suivre dans l’ordre pour limiter les dégâts et défendre vos droits.

Que faire dès les premières heures pour stopper la source et sécuriser le logement ?


La priorité absolue est d’identifier et de couper la source. Fermez le robinet d’arrêt général si la fuite n’est pas encore maîtrisée et que vous n’en connaissez pas l’origine précise. Si l’eau a atteint des prises électriques ou le tableau de distribution, coupez également l’électricité dans les pièces concernées avant toute intervention.

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Dès que la situation est sécurisée, photographiez l’ensemble des dégâts visibles. Prenez des photos datées sous plusieurs angles. Ces images constituent votre première preuve documentaire pour l’assureur et elles ne peuvent plus être reconstituées une fois les travaux engagés.

Retirez ensuite l’eau stagnante avec une raclette ou un aspirateur eau-poussière. Ensuite, aérez les pièces au maximum pour ralentir la pénétration de l’humidité dans les matériaux. La location déshumidificateur professionnel après un dégât des eaux s’impose dès ce stade. Cet appareil permet d’accélérer l’assèchement en profondeur des murs, des sols et des cloisons. Cela permet de prévenir le développement de moisissures et d’obtenir un rapport hygrométrique exploitable pour votre dossier d’assurance.

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Dans quels délais déclarer le sinistre à l’assurance ?


La loi vous impose de déclarer un dégât des eaux à votre assureur dans un délai de 5 jours ouvrés à compter de la découverte du sinistre. Passé ce délai, l’assureur est en droit de refuser la prise en charge ou du moins de la contester. Envoyez votre déclaration par lettre recommandée avec accusé de réception. Joignez les documents suivants :

  • vos photos ;
  • une description précise et chronologique des dommages ;
  • ainsi que les coordonnées du responsable si la fuite provient d’un voisin ou d’une partie commune de l’immeuble.

Si le sinistre touche plusieurs lots en copropriété, prévenez également le syndic sans attendre. En effet, c’est lui qui coordonne les démarches entre les parties et informe les assureurs concernés. Remplissez un constat amiable de dégât des eaux si un autre occupant est impliqué. Ce document signé par les deux parties décrit l’origine du sinistre, les dommages constatés et les assureurs respectifs. Il accélère sensiblement le traitement du dossier et évite les contestations ultérieures sur l’origine de la fuite.

La remise en état : dans quel ordre intervenir ?


Attendez la fin de l’assèchement complet avant d’engager le moindre travail de réparation. Ce serait une grave erreur de repeindre ou de poser un nouveau revêtement sur un mur encore humide. Cela conduit inévitablement à des reprises coûteuses quelques mois plus tard, avec l’apparition de cloques, de moisissures ou de décollements. Faites établir plusieurs devis par des artisans qualifiés et conservez tous les documents :

  • factures de matériel ;
  • devis acceptés ;
  • bons d’intervention.

Si un expert mandaté par votre compagnie d’assurance visite les lieux avant les travaux, veillez à ce que l’assèchement soit correctement documenté avec des relevés hygrométriques. Un rapport technique daté et chiffré renforce considérablement votre dossier d’indemnisation et réduit les risques de sous-évaluation des dommages par l’expert.

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