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Où apparaissent les remboursements d’un emprunt sur le bilan ?

La comptabilité d’une entreprise prend en compte tous ses mouvements financiers. Les emprunts font partie du flux d’argent entrant de l’entreprise, ils font partie du passif de l’entreprise sur le bilan. En ce qui concerne le remboursement de l’emprunt, une partie des échéances ou des annuités va dans les charges dans le compte de résultat. Une partie apparaît dans le bilan. Comment vous y retrouver quand vous faites les comptes annuels de votre entreprise ?

Zoom sur le remboursement d’un emprunt

Pour assurer son fonctionnement et ses productions, une entreprise a toujours recours à des emprunts. Que ces emprunts soient contractés auprès d’une banque ou d’un autre type d’établissement de crédit, ils sont toujours à rembourser. Le plus souvent, le remboursement d’un emprunt se fait par le biais d’échéances. Le montant à payer à chaque échéance peut être constant ou dégressif. Dans tous les cas, chaque échéance est toujours composée de deux éléments au moins.

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Une échéance – qui peut être une annuité, une mensualité ou autres – est composée de l’amortissement et d’une fraction des intérêts de l’emprunt. Dans certains cas, le montant du remboursement d’une partie de l’assurance-prêt vient s’ajouter à l’amortissement et aux intérêts. Il est à noter que sur le bilan comptable, les emprunts apparaissent dans le passif du bilan. Toutefois, il peut y avoir une ambiguïté puisque les remboursements n’y apparaissent pas directement.

Enregistrement des remboursements d’un emprunt

Pour comprendre les incidences des remboursements d’un emprunt sur les documents comptables, à savoir le compte de résultat et le bilan, il faut d’abord comprendre le déroulement de leurs écritures sur le journal. L’enregistrement des annuités d’un emprunt se fait quatre étapes faciles. Premièrement, il faut débiter le compte 164 – compte Emprunts auprès des établissements de crédit – du montant de l’amortissement prélevé par la banque.

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Ensuite, le montant des intérêts est à débiter du compte 661 – le compte des charges d’intérêts. Au cas où, l’échéance/l’annuité comporte également le règlement d’une fraction de l’assurance, il faut débiter également le compte 616. Enfin, il faut créditer le compte 512 dédié aux banques. Le montant à créditer est celui de l’annuité. On procède de la même façon s’il s’agit plutôt de mensualités que d’annuités.

Les remboursements n’apparaissent pas sur le bilan

Quand vient le temps de faire les comptes annuels, trois types de documents comptables sont produits. Il s’agit du compte de résultat, du bilan et de l’annexe. En ce qui concerne les remboursements d’un emprunt, seuls le compte de résultat et le bilan sont concernés. Pour rappel, les comptes de classe 1 à 5 figurent sur le bilan. Les comptes de classe 6 et 7 sont présentés sur le compte de résultat.

Où apparaissent les remboursements du capital ?

Les remboursements de l’emprunt sont relatifs au compte de classe 1, plus précisément le compte 164. Naturellement, le remboursement du capital de l’emprunt doit apparaître dans le bilan. Toutefois, il n’y apparaît pas directement. Le fait est que le remboursement du capital est directement soustrait de la dette de l’entreprise – passif du bilan. L’amortissement ou remboursement du capital baisse la dette de l’entreprise.

Où apparaissent les intérêts de l’emprunt ?

Étant donné que les charges d’intérêts – compte 661 – font partie des charges financières et de la classe de compte 6, elles figurent ainsi dans le compte résultat. Plus précisément, les charges d’intérêts affectent les charges financières. Sur le compte de résultat, les charges d’intérêts font baisser les bénéfices. Cette baisse est également répercutée dans le résultat de l’exercice, faisant partie du bilan.

Où apparaît l’annuité ?

Il faut rappeler que l’annuité est composée d’une partie du remboursement du capital et d’une partie des intérêts, et de l’assurance s’il y a. L’annuité est créditée sur un compte 512 sur le journal comptable. Sur les documents comptables, en fin d’exercice, les annuités font partie des actifs de l’entreprise. Elles sont soustraites de l’actif en banque de l’entreprise.

Impact des remboursements d’emprunt sur le compte de résultat

Comme mentionné précédemment, les intérêts dus sur l’emprunt sont comptabilisés dans le compte de résultat en tant que charges financières. Les remboursements du capital emprunté n’apparaissent pas directement sur le compte de résultat. Cela ne signifie pas que les paiements des capitaux n’ont pas d’impact sur la performance financière de l’entreprise.

Les entreprises qui ont un niveau élevé d’emprunts peuvent avoir une charge importante due aux remboursements, ce qui peut affecter leur capacité à générer des bénéfices après déduction des coûts associés à leurs activités commerciales. En particulier, si une entreprise a peu ou pas d’autres sources de revenus et doit faire face à des taux d’intérêt élevés pour son emprunt, cela peut être préjudiciable pour sa rentabilité.

Il faut tenir ses registres actualisés afin qu’elle puisse suivre ces obligations financières au fil du temps et éviter tout manquement ou retard dans les paiements mensuels. La suppression régulière du capital restant dû et la gestion efficace des flux de trésorerie sont deux éléments essentiels dans la réussite à long terme et la stabilité économique de l’entreprise. Les remboursements d’emprunts peuvent donc avoir un impact sur les relations commerciales avec les fournisseurs et les clients, ainsi que sur la réputation globale de l’entreprise.

Comment calculer le capital restant dû après un remboursement partiel ?

Comment calculer le capital restant dû après un remboursement partiel ?

Lorsqu’un emprunteur effectue un remboursement partiel, son capital restant dû diminue. Calculer ce nouveau montant est capital pour les emprunteurs et les prêteurs, car cela leur permet de suivre l’état de la dette et d’ajuster en conséquence la durée du prêt.

Le calcul du capital restant dû est basé sur une formule simple qui prend en compte le montant initial de l’emprunt, le taux d’intérêt appliqué et la période écoulée depuis la dernière mise à jour.

En général, il existe deux types de méthodes pour calculer le capital restant :

  • La méthode française : Cette méthode s’appelle aussi ‘le système amortissable’. Elle implique des paiements réguliers qui sont divisés entre les intérêts dus sur la somme totale du prêt et le remboursement du capital lui-même. Le montant payé chaque mois reste constant dans cette méthode.
  • La méthode anglaise : Plus connue sous le nom ‘degré dégressif’, elle se caractérise par des paiements mensuels constants composés principalement des intérêts dus au solde principal. En revanche, chaque fois que ces échéances sont versées, y compris celles destinées aux intérêts résiduels non encore réglés, une partie fixe sera déduite afin de diminuer autant que possible les frais liés aux intérêts.

Les deux méthodes ont leur propre avantage. Le système français, plus rigoureux et linéaire, est souvent choisi par les entreprises car elles peuvent facilement calculer le coût des intérêts sur l’ensemble de la durée de vie du prêt. En revanche, le système anglais permet aux emprunteurs d’avoir une période initiale où ils paient moins d’intérêts.

Il faut bien comprendre comment fonctionne son prêt et quelle méthode a été utilisée pour déterminer ses paiements mensuels. Cela permettra d’être mieux préparé à gérer cette dette et à prendre les mesures appropriées en cas de besoin.

Même si les remboursements d’emprunt n’apparaissent pas directement sur le bilan financier des entreprises ou organismes financiers, leur gestion peut avoir un impact significatif sur leur performance financière globale. Il est donc crucial que ces organisations comprennent pleinement leurs obligations contractuelles en matière d’emprunts ainsi que la manière dont celles-ci affectent leurs états financiers afin qu’elles puissent prendre des décisions éclairées concernant la gestion efficace de leur dette.